LES VAKA DE MOANA NUI :


DE LA PRÉHISTOIRE À LA DÉFENSE DES OCÉANS

LES EXPLORATEURS DES PREMIERS ÂGES

Depuis – 70 000 jusqu’à + 1200 de notre ère, des peuples navigateurs venus d’Asie, entreprirent une des plus fabuleuses des aventures humaine : la conquête de l’Océan Pacifique.

En plusieurs vagues, à la faveur des variations de niveau des océans, ils s’installèrent au cœur des actuelles Papouasie et Australie.

Quelques millénaires plus tard, il se lancèrent à l’assaut du plein océan, toujours plus loin vers l’Est, jusqu’à l’actuelle Polynésie française, Hawaii… Et même jusqu’au continent américain !

 

Vidéo : les migrations humaines dans le Pacifique ancien.

 

Leurs incroyables capacités à vivre et à s’orienter en symbiose avec leur environnement – grâce à l’observation des étoiles, des vents, des courants, de la faune marine et aviaire – ira de paire avec de formidables bonds technologiques en matière d’architecture et de construction navale.

 

 

 

 

Un Hama Tafua des îles Tonga, destiné aux expéditions de repérage de nouvelles terres (peinture d’Herb Kauai Nui Kane)

 

 

 

 

 

 

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DES BATEAUX « PRÉHISTORIQUES » PERFORMANTS, INNOVANTS, DURABLES

.Les radeaux de bambous des première expéditions firent place à de petites pirogues munies d’un balancier, qui au gré des migrations de plus en plus importantes, devinrent de véritables vaisseaux préhistoriques, ancêtre de nos multicoques modernes.

Lors de leurs premières expéditions, les occidentaux Cook et Bougainville croisèrent la route de ces incroyables « VAKA », tels qu’on les appelait dans le Pacifique.

Ils furent séduits par leur esthétisme, bluffés par leurs performances, grâce auxquelles ces VAKA laissaient littéralement sur place les lourds 3-mâts européens.

Le premiers explorateurs européens, fascinés par ces grands VAKA océaniens, en firent de nombreux plans et dessins artistiques.

 

CE SONT CES BATEAUX LÉGENDAIRES QUE VA FAIRE REVIVRE LE PROJET MOANA NUI

Ces VAKA renaîtront pour revivre la conquête du Pacifique, afin de retrouver les savoirs traditionnels qui ont permis aux peuples Océaniens, Polynésiens, de survivre malgré les crises, en préservant leur bien commun : l’Océan. 

 

Christophe Mercier – fondateur du projet MOANA NUI

 

 

 

 

 

 

 

Un Pahi Tahitien, grande pirogue double de voyage Polynésienne.

 

 

 

 

 

 

 

Les radeaux de bambous des première expéditions firent place à de petites pirogues munies d’un balancier, qui au gré des migrations de plus en plus importantes, devinrent de véritables vaisseaux préhistoriques, ancêtre de nos multicoques modernes.

Lors de leurs premières expéditions, les occidentaux Cook et Bougainville croisèrent la route de ces incroyables « VAKA », tels qu’on les appelait dans le Pacifique.

Ils furent séduits par leur esthétisme, bluffés par leurs performances, grâce auxquelles ces VAKA laissaient littéralement sur place les lourds 3-mâts européens.

Vidéos 3D avec vues 360° des différents types de VAKA de MOANA NUI

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UN DÉFI ARCHITECTURAL, ÉCOLOGIQUE ET CULTUREL

Grâce à notre partenariat avec le cabinet d’architecture navale VPLP design, expert de renommée mondiale en conception de multicoques de courses et avec le designer naval Jean-Paul Blanc, spécialiste des pirogues traditionnelles, toutes les conditions sont réunies pour faire renaître ces antiques multicoques.

L’amphidromie, les voiles dites « pinces de crabes », la mobilité des coques l’une par rapport à l’autre : toutes ces spécificités ingénieuses des catamarans polynésiens antiques constitueront un défi architectural qui sera relevé par MOANA NUI et VPLP.

La recherche de performance sera au cœur de ce défi, comme l’application de process de construction aussi proches que possible des techniques ancestrales.

Les matériaux constituant ces VAKA seront écologiques et durables : bambou, bois traçables, bio-composites.

La flotte de VAKA ancestraux de l’Odyssée MOANA NUI. 

Ces VAKA représenteront chacun une région spécifique du Pacifique, dans le plus pur respect de la richesse des traditions et des cultures du Grand Océan, auxquelles MOANA NUI compte rendre hommage :

  • Un Pahi de Tahiti, pirogue double monodrome (1) à double pince crabe, de 28 mètres : cette grande et majestueuse pirogue est emblématique des grands voyages de migrations au cœur du triangle polynésien.

  • Un Kalia des Tonga, pirogue double, possédant une coque plus petite que l’autre, amphidrome, de 24 mètres. Grande pirogue de voyage, contemporaine du Pahi, elle servait aux voyages au long court, au commerce, mais aussi à la guerre.

  • Un Va’a Tele des Samoa, pirogue double monodrome de 16,50 mètres, à double pince de crabe, et possédant la particularité d’avoir une étrave « ancêtre » de nos bulbes modernes. Assez typique des pirogues « familiales » qui nomadisaient dans cette partie du Pacifique.
  • Un Hama Tafua des Tonga, pirogue amphidrome (2) à balancier de 16,50 mètres, gréement « pince de crabe ». Assez fidèle à ce que les scientifiques pensent être des pirogues d’exploration lointaine du Pacifique ancien. Ce type de pirogue effectuait donc les repérages de sites/îles propres à être habités ensuite.
  • Un Vaka Tou’ua des Marquises, pirogue double monodrome de 20 mètres, à double pince de crabe, sans mat, se servant notamment de ces deux voiles comme d’un cerf-volant/kite surf fixé au pont. Cette pirogue avait pour système de propulsion additionnel l’utilisation de rameurs, situés dans les coques. Ce sont ces pirogues qui découvrirent Hawaii et inspirèrent toute une nouvelle génération de pirogues de voyage.

  • Un Drua des îles Fidji : le state of the art des grandes pirogues de voyage du Pacifique. Assez semblable au Kalia bien que comportant certaines différences techniques. Amphidrome, dotée d’une immense voile pince de crabe de près de 200 mètre carré et d’un mât basculant, vaisseau amiral de notre flotte, elle mesurera 30 mètres. Elle servait aux grand voyages et appartenait toujours à des Ari’i, à des rois. Commerce, voyages de migrations ou « diplomatiques » elle pouvait aussi servir à la guerre et emmener à son bord 200 hommes en armes, ce qui lui permettait grâce au lest additionnel de « sur-toiler », jusqu’à 350 mètres carré, pour arriver plus vite et prendre de vitesse ses ennemis…

 

Une flotte de Drua des îles Fidji. Certains Drua pouvaient embarquer jusqu’à 200 passagers.

 

LES VAKA, AMBASSADEURS DE LA PROTECTION DES OCÉANS

Historiquement, ces VAKA, ces grandes « pirogues de voyages » servaient aux explorations, aux migrations, aux échanges, aux voyages diplomatiques et parfois aussi à la guerre !…

Mais elles servirent aussi et surtout à diffuser dans tout le Pacifique les bonnes pratiques de gestion durable des espaces océaniques et insulaires, lorsque la grande transition écologique devînt vitale.

C’est ce rôle symbolique que compte aussi jouer les pirogues de la flotte MOANA NUI, partout où elles passeront, plaidant et agissant pour un meilleur futur, plus solidaire, plus durable.

  1. Monodrome : bateau qui vire de bord et possédant un proue et une poupe.
  2. Amphidrome : bateau qui « change de fin » au lieu de virer de bord. La/les voiles sont basculées d’un côté à l’autre du bateau, dont l’avant et l’arrière sont indifférenciés.  Lorsque la voile est basculée, le bateau peut repartir dans le sens opposé. C’est toujours le même côté qui est « au vent » : celui du balancier (ou de la coque la plus petite). Ce mode de déplacement est, par exemple, propre aux Praos du Pacifique. Ce type de bateaux doit donc tirer de larges bords, contrainte qui est compensée par une grande rapidité sur un bord.